Saint Josémaria Textes du jour

L’éducation et la responsabilité civile

« Un homme ou une société qui demeure passif devant les tribulations ou les injustices, qui ne s'efforce pas de les soulager, n'est pas à la mesure de l'amour du Cœur du Christ ». (Saint Josémaria, Quand le Christ passe, 167)

Mettre en pratique le Commandement Nouveau de l’amour

On comprend fort bien l'impatience, l'angoisse, les désirs inquiets de ceux dont l'âme naturellement chrétienne ne peut se résigner à l'injustice personnelle et sociale dont le cœur humain est capable. Tant de siècles de coexistence entre les hommes et tant de haine encore, tant de destruction, tant de fanatisme, accumules dans le regard de ceux qui ne veulent point voir et dans le cœur de ceux qui ne veulent point aimer.

Les biens de la terre répartis entre quelques-uns ; les biens de la culture enfermés dans les cénacles. Et au-dehors la faim de pain et de savoir, et les vies humaines, pourtant saintes, puisque venant de Dieu, traitées comme de simples choses, comme des éléments d'un calcul statistique. je comprends et je partage cette impatience qui me fait lever les yeux vers le Christ, ce Christ qui nous invite sans cesse à mettre en pratique ce commandement nouveau de l'amour.

Quand le Christ passe, 111 Une société à la mesure de l’amour du Cœur du Christ

Un homme ou une société qui demeure passif devant les tribulations ou les injustices, qui ne s'efforce pas de les soulager, n'est pas à la mesure de l'amour du Cœur du Christ. Les chrétiens — tout en conservant leur liberté d'étudier et de mettre en oeuvre différentes solutions, en fonction d'un pluralisme légitime —, doivent avoir en commun ce même désir de servir l'humanité. Sinon, leur christianisme ne sera pas la Parole et la Vie de Jésus : ce sera un déguisement, une mascarade devant Dieu et devant les hommes.

Quand le Christ passe, 167 Une race, une langue, une couleur

Notre Seigneur est venu apporter la paix, la bonne nouvelle, la vie à tous les hommes. Pas seulement aux riches, ni seulement aux pauvres. Pas seulement aux sages, ni seulement aux naïfs. A nous tous qui sommes frères, car nous sommes frères, étant les fils d'un même Père, Dieu. Il n'y a donc qu'une race, la race des enfants de Dieu, Il n'y a qu'une couleur : la couleur des enfants de Dieu. Et il n'y a qu'une langue : celle qui parle au cœur et à l'esprit et qui, sans avoir besoin de mots, nous fait connaître Dieu et nous fait nous aimer les uns les autres.

Quand le Christ passe, 106 Notre vie est un service

Toute notre vie n’est autre que cela, mes filles et mes fils : un service au but exclusivement surnaturel, parce que l’Opus Dei n’est et ne sera jamais – et ne pourra jamais l’être – un instrument temporel. Mais il est en même temps un service humain, parce que vous ne faites rien d’autre que d’essayer de parvenir à la perfection chrétienne dans le monde, avec votre action responsable et souverainement libre dans tous les domaines de l’activité humaine. Un service plein d’abnégation, qui n’avilie pas, mais qui éduque, qui agrandit le cœur, – qui le rend plus « romain », au sens le plus noble de cette parole – et qui pousse à rechercher l’honneur et le bien des gens de chaque pays : pour qu’il y ait chaque jour moins de pauvres, moins d’ignorants, moins d’âmes sans foi, moins de désespérés, moins de guerres, moins d’insécurité, plus de charité et plus de paix.

L’Opus Dei dans l’Église Là où l’on trouve pauvreté, tristesse et douleur

«L’Opus Dei » doit être présent « là où l’on trouve la pauvreté, là où manque le travail, là où il y a tristesse, là où il y a la douleur, pour que la douleur soit portée avec joie, pour que la pauvreté disparaisse, pour que le travail ne manque jamais – parce que nous formons les gens de telle sorte qu’il puisse en avoir – pour que nous mettions le Christ dans la vie de chacun, dans la mesure où il le veut, parce que nous sommes très amis de la liberté.

«Un regard vers le futur depuis le cœur de Vallecas »

(Vallecas est un quartier pauvre de la banlieue de Madrid, où les membres de l’Opus Dei ont promu, depuis les années 1935-1940, des initiatives sociales d’éducation et d’aide aux défavorisés)